Rapport de la Commission sur la prévoyance vieillesse – Une réforme des retraites est-elle imminente en Allemagne ?

L’Allemagne pourrait à l’avenir relever l’âge de départ à la retraite, limiter les possibilités de départ anticipé sans décote et introduire une contribution supplémentaire investie sur les marchés de capitaux. À ce jour, il ne s’agit toutefois pas de nouvelles dispositions légales, mais de recommandations émises par une commission pour la période postérieure à 2031. Le rapport examine les adaptations envisagées, les motifs justifiant la nécessité de réforme du système de retraite, ainsi que les implications potentielles de cette orientation pour les personnes actives en Allemagne.

Réforme des retraites en Allemagne après 2031 – quelles propositions la commission formule-t-elle ?

Allongement de la durée d’activité professionnelle, introduction d’une contribution supplémentaire investie en capital et réduction des exceptions permettant un départ anticipé – ainsi pourrait se dessiner l’avenir du système de retraite allemand. Il ne s’agit toutefois pas d’une réforme déjà adoptée, ni d’une situation juridique en vigueur.

La Commission sur la prévoyance vieillesse a présenté un rapport comportant des propositions pour la période postérieure à 2031. Ce document expose les orientations possibles de la politique des retraites en Allemagne. Les décisions finales relèvent du législateur ; chaque recommandation demeure susceptible d’être modifiée, reportée ou de ne pas être mise en œuvre.

Le rapport précise les domaines visés par les recommandations, les groupes de population potentiellement concernés par les effets envisagés et les raisons pour lesquelles la commission ne se limite pas à une simple augmentation de l’âge de départ à la retraite.

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Les principales propositions incluent :

  • Indexation de l’âge de départ à la retraite sur l’espérance de vie moyenne,
  • Suppression du départ à la retraite anticipée sans décote après 45 années d’assurance,
  • Relèvement de l’âge de départ à la retraite le plus précoce de 63 à 64 ans,
  • Introduction d’une capitalisation obligatoire avec une contribution équivalant à 2 % du salaire,
  • Extension de l’assurance à d’autres catégories de personnes actives,
  • Limitation des dispositifs particuliers pour les « minijobs »,
  • Renforcement de la protection des personnes percevant de faibles pensions,
  • Développement d’un système d’information numérique sur les droits à la retraite futurs.

Quelle est la portée réelle du rapport de la Commission sur les retraites ?

Le rapport ne modifie actuellement ni l’âge de départ, ni le niveau des cotisations, ni les conditions d’ouverture des droits à la retraite. Il constitue une compilation de recommandations qui serviront de base aux débats politiques à venir et, le cas échéant, aux travaux législatifs.

La commission a analysé non seulement le régime légal de retraite, mais l’ensemble du système de prévoyance vieillesse. Le document aborde notamment le niveau des prestations, les modalités de départ à la retraite, la structure de financement, la lutte contre la pauvreté des personnes âgées, l’élargissement du cercle des assurés, la gestion d’une partie des cotisations ainsi que la modernisation de l’administration.

Cette précision est fondamentale. Un titre tel que « L’Allemagne porte l’âge de départ à la retraite à 67,5 ans » serait à ce stade trompeur. La commission se limite à recommander la mise en place d’un mécanisme susceptible de conduire à ce résultat après 2031.

Les auteurs du rapport soulignent par ailleurs que les propositions doivent être considérées comme un ensemble cohérent de mesures. L’allongement de la durée d’activité professionnelle devrait ainsi être combiné avec une prévoyance privée accrue, l’élargissement du champ des assurés, ainsi que la protection des personnes présentant des limitations de santé ou de faibles revenus.

Il n’existe aucune certitude quant à la validité future des projections figurant dans le rapport. La commission précise que les modèles de calcul présentés illustrent les effets potentiels des réformes, sans toutefois se substituer aux calculs détaillés nécessaires lors de la procédure législative.

Pourquoi le système de retraite allemand nécessite-t-il une réorientation ?

Le principal problème réside dans la croissance du nombre de retraités par rapport aux actifs. Dans un système par répartition, les cotisations actuellement versées par les personnes actives financent les prestations des retraités. Une modification des rapports entre ces groupes accroît la pression sur le niveau des cotisations, les finances publiques et le montant des prestations de retraite.

D’après les données citées par la commission, pour 100 personnes âgées de 20 à 66 ans, on comptait récemment 32 personnes âgées d’au moins 67 ans. Cette valeur devrait passer à 38 en 2040 . Il en résulterait, à terme, qu’à peine plus de deux personnes en âge de travailler financeraient une personne à la retraite.

Les conséquences financières ressortent des prévisions. Si le système actuel est maintenu, le taux de cotisation à l’assurance retraite légale pourrait passer de 18,6 % à 20,2 % en 2031 puis à 21,1 % en 2040 et 21,4 % en 2050.

Parallèlement, le niveau de garantie, après l’expiration du seuil actuellement fixé à 48 %, pourrait reculer à 46,4 % en 2040 et jusqu’à 46,1 % en 2050. Plus la période de prévision est longue, plus l’incertitude des valeurs s’accroît. La tendance est néanmoins claire : sans adaptation, une hausse des besoins de financement est à prévoir en parallèle à une baisse relative des prestations.

Il n’est donc pas possible d’assurer simultanément sur le long terme faibles taux de cotisation, haut niveau de prestations et limitation de l’apport financier de l’État. Le rapport propose une répartition de la charge future entre actifs, employeurs, retraités, contribuables et groupes jusqu’ici non affiliés à l’assurance.

Il convient de souligner que le rapport ne reflète que les recommandations de la commission et ne constitue pas un état du droit applicable. Il reste également incertain que les concepts exposés seront effectivement mis en œuvre. Ce type de rapport est habituellement pris en compte dans le processus politique et peut orienter les réformes ultérieures, toutefois les recommandations sont rarement transposées telles quelles dans le processus législatif. Les évolutions doivent donc être suivies, mais les décisions en matière d’emploi, de cotisations ou de recours à la retraite anticipée doivent se fonder sur le droit actuel, non sur des recommandations.

L’âge de départ à la retraite peut-il dépasser 67 ans ?

Oui, la commission propose que l’âge de départ à la retraite augmente après 2031 en fonction de l’évolution de l’espérance de vie moyenne. Aucune limite d’âge fixe n’est toutefois déterminée pour l’ensemble des générations futures.

Le plan actuellement en vigueur prévoit un relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite jusqu’à 67 ans pour les personnes nées à partir de 1964. Le rapport concerne la phase suivante, c’est-à-dire en particulier les personnes nées à partir de 1965.

Le mécanisme proposé repose sur le rapport 2:1. Chaque année supplémentaire d’espérance de vie moyenne doit être répartie comme suit :

  • huit mois d’activité professionnelle supplémentaire,
  • quatre mois de plus de perception de pension.

Selon les prévisions actuelles, l’âge de départ à la retraite pourrait passer de 67 à environ 67,5 ans entre 2031 et 2041. Toutefois, la commission recommande d’annoncer toute modification avec plusieurs années d’avance et de la réexaminer régulièrement en fonction de l’espérance de vie effective. Le rapport prévoit en outre des exceptions pour les personnes ne pouvant pas poursuivre leur activité professionnelle pour des raisons de santé. Après examen individuel, elles pourraientpartir deux ans plus tôt à la retraite sans réduction, ou – en cas de départ encore plus précoce – s’attendre à des prestations réduites en conséquence. 

Quels changements pour la pension après 45 années de cotisation ?

La commission propose de supprimer la possibilité de retraite anticipée sans abattement exclusivement fondée sur 45 années d’assurance. Un départ à la retraite plus tôt resterait en principe possible, mais s’accompagnerait alors de prestations mensuelles réduites en conséquence.

Le régime actuel permet aux personnes ayant cotisé particulièrement longtemps de prendre leur retraite avant d’atteindre la limite réglementaire. Pour les personnes nées en 1964 ou après, la retraite anticipée sans abattement après 45 années de cotisation est accessible à partir de 65 ans.

D’après la commission, ce privilège bénéficie de manière disproportionnée aux personnes à revenu élevé, à carrière continue et en meilleur état de santé. Les personnes ayant interrompu leur parcours professionnel en raison d’une parentalité, d’un chômage, d’une maladie ou d’un début de carrière tardif peuvent atteindre beaucoup plus difficilement la durée d’assurance requise.

Selon le rapport, environ 30 % des personnes parties à la retraite depuis 2015 ont eu recours à la possibilité d’un départ anticipé sans abattement ; leur retraite nouvellement accordée en 2025 s’élève en moyenne à1 677 euros – soit environ un tiers de plus que la retraite des personnes partant plus tôt avec abattement. La commission propose également de relever l’âge minimum de départ à la retraite pour assurés de longue durée de63 à 64 ans et de reculer ensuite cette limite conjointement avec l’âge légal. Dès lors, la planification du départ à la retraite tiendra compte, outre les années de cotisation, del’année de naissance, du type de pension, de l’état de santé et des éventuels abattements liés à une demande anticipée.

Comment le montant de la future pension pourrait-il évoluer ?

La commission vise à ce que le revenu total d’une personne retraitée moyenne atteigne au moins 70 % de son revenu net antérieur. Cela ne signifie toutefois pas qu’en cas de mise en œuvre des recommandations, la retraite légale seule atteindra 70 % du dernier salaire.

L’indicateur cible doit prendre en compte plusieurs sources de revenus :

  • la pension légale de la Deutsche Rentenversicherung ;
  • la retraite d’entreprise ;
  • les dispositifs d’épargne et de prévoyance vieillesse privés ;
  • la future pension légale en capital ;
  • certaines prestations sociales spécifiques.

Pour les personnes à faible revenu, le taux de remplacement visé devrait être plus élevé, car une part plus importante de leur revenu d’activité est consacrée aux dépenses de base. Le rapport souligne également que les 48 % actuels ne signifient pas 48 % du dernier revenu net, mais se réfèrent à une pension type après 45 ans de carrière avec un salaire moyen. Par conséquent, la commission recommande de publier un taux de remplacement net compréhensible, prenant en compte différents groupes de revenus, générations et interruptions de carrière, afin de mieux estimer le revenu effectif à la retraite.

Qu’est-ce que la pension légale en capital ?

La pension légale en capital doit devenir une composante obligatoire du système public et être financée par une cotisation supplémentaire de 2 % du salaire. Les fonds ne seraient pas utilisés pour les prestations en cours, mais investis sur un compte individuel attribué à l’assuré.

La cotisation serait supportée pour moitié par le salarié et pour moitié par l’employeur. À taux plein, cela correspond en pratique à1 % du salaire pour le salarié et 1 % pour l’employeur.

La commission propose une introduction progressive – par paliers de0,5 point de pourcentage par an. L’année 2028 a été évoquée comme début possible, mais il ne s’agit que d’une recommandation et non d’une entrée en vigueur définitive du dispositif.

Les fonds devraient être gérés de manière centralisée et investis largement sur les marchés de capitaux, à l’image du modèle suédois. L’objectif est d’augmenter graduellement les prestations futures ; toutefois,selon le rapport, elles ne devraient avoir un impact sensible qu’après 10 à 15 ans d’épargne. La commission souligne en outre que l’investissement comporte des risques et recommande donc une diversification large des placements, un horizon d’investissement long et une gestion de portefeuille liée à l’âge.

Qui pourrait être inclus à l’avenir dans l’assurance retraite légale ?

La commission propose d’étendre au maximum le système de retraite à l’ensemble des actifs – non seulement aux salariés, mais aussi aux indépendants, fonctionnaires, députés et membres de conseils d’administration. Ce modèle doit réduire les différences entre professions et faciliter les changements de statut professionnel sans changer de système.

La recommandation la plus concrète concerne les indépendants. Les nouvelles activités seraient obligatoirement soumises à l’assurance retraite, les personnes déjà actives pouvant conserver une option de sortie. L’intégration de ce groupe pourrait à court terme abaisser le taux de cotisation d’environ 0,5 point de pourcentage et relever le niveau de sécurité de 0,5 à 0,6 point de pourcentage ; sur le long terme, cet effet diminue, car les nouveaux cotisants acquièrent des droits à prestations propres.

Quelles conséquences pour les personnes en emploi à « minijob » ?

La commission souhaite supprimer la possibilité de dispense d’assurance retraite pour les minijobs et limiter les règles particulières fiscales et sociales pour ce type d’emploi. Une exception pourrait subsister pour les élèves.

Actuellement, une personne occupant un minijob peut, dans de nombreux cas, demander une dispense de la part salariale à l’assurance retraite. À court terme, cela se traduit par un revenu net un peu plus élevé, mais limite les avantages liés aux périodes d’assurance complètes.

De l’avis de la commission, le minijob perd trop souvent son caractère d’activité accessoire et devient un modèle d’emploi durable avec une protection sociale limitée. Ce problème concerne surtout les personnes qui restent longtemps dans un emploi faiblement rémunéré au lieu d’accéder à un lien de travail pleinement assujetti à cotisation.

Le rapport propose donc ce qui suit :

  • intégration obligatoire des mini-jobs dans l’assurance retraite,
  • suppression de la possibilité de renoncer à la cotisation à l’assurance retraite,
  • limitation du statut particulier en matière fiscale et de cotisations sociales,
  • modification de la réglementation applicable à la zone de transition de rémunération, c’est-à-dire aux midijobs.

Selon la commission, le modèle actuel peut accroître le risque de faibles revenus à la retraite, surtout lorsque le mini-job représente sur de nombreuses années la principale source de subsistance.

Cela ne signifie pas pour autant que le régime des mini-jobs sera immédiatement supprimé. Une telle modification dépasserait largement le champ du système de retraite et affecterait également la fiscalité, l’assurance maladie, le marché du travail ainsi que les coûts pour les employeurs.

Comment la commission souhaite-t-elle limiter la pauvreté des personnes âgées ?

La commission souligne que une personne ayant cotisé pendant plusieurs années doit percevoir, à la retraite, un revenu supérieur à celui d’une personne sans parcours d’assurance équivalent. Ce n’est actuellement pas toujours le cas. Même 45 années de travail au salaire minimum peuvent ne pas suffire pour que la pension nette légale dépasse le niveau de l’allocation minimum de subsistance ; seule la majoration de la pension minimum améliore la situation.

C’est pourquoi le rapport propose d’introduire un abattement lors de la prise en compte de la pension dans le calcul de l’allocation de subsistance, y compris pour les personnes n’ayant pas droit à la pension minimum. La commission recherche également une limitation de la pauvreté cachée des personnes âgées par des procédures simplifiées, un meilleur conseil et un accès facilité et numérique aux prestations.

Comment financer les missions ne relevant pas directement des cotisations ?

Les prestations remplissant des missions d’intérêt général devraient être financées par l’impôt et non par les cotisations sociales des salariés et employeurs. La commission exige une séparation plus stricte entre ces deux types de dépenses.

L’assurance retraite allemande ne verse pas uniquement des prestations découlant directement des cotisations perçues. Des missions d’intérêt général confiées par l’État sont également assurées. Une partie des coûts est financée par le budget fédéral, mais il n’existe aucune méthode de distinction de ces dépenses reconnue et unifiée.

Selon la définition retenue, la valeur des prestations non directement financées par les cotisations s’élevait en 2023 à environ 68–124 milliards d’euros. Sur la même période, les subventions fédérales au système se sont élevées à environ 84 milliards d’euros.

La commission propose de fixer les dépenses qui resteront à la charge de la communauté des assurés et celles répondant à des objectifs d’intérêt général. Ces dernières devraient à l’avenir être entièrement financées par le budget fédéral.

Le rapport recommande également de renommer le terme Bundeszuschuss, c’est-à-dire la subvention fédérale, en Bundesanteil – part fédérale. L’objectif est de souligner qu’il ne s’agit pas d’une aide facultative apportée au système, mais du financement de missions confiées par l’État.

Les pensions actuelles doivent-elles être réduites ?

Le rapport n’envisage pas de réduction nominale des pensions déjà versées. Certaines recommandations pourraient toutefois conduire à des augmentations de pension moins rapides à l’avenir que si le niveau actuel était maintenu.

Après 2031, la commission préconise de réactiver des mécanismes adaptant la croissance des pensions à l’évolution démographique et au nombre de cotisants. L’un d’entre eux est le facteur de soutenabilité.

Le mécanisme fonctionne, de manière simplifiée, comme suit : si le nombre de retraités augmente plus vite que celui des cotisants, la revalorisation annuelle des pensions est moindre. La commission propose de renforcer cet effet en augmentant le paramètre Alpha à 0,33.

D’après le rapport, ce seul renforcement du facteur pourrait réduire le taux de cotisation prévu d’ici 2040 d’environ 0,5 point de pourcentage et d’ici 2060 de presque un point de pourcentage. Cela signifierait néanmoins une limitation plus marquée des futures augmentations de pensions.

La commission propose donc l’instauration parallèle d’un mécanisme transitoire. Les personnes partant à la retraite après 2031 percevraient d’abord une prestation au niveau actuel de 48 %. Par la suite, la pension capitalisée jouerait le rôle de sécurité complémentaire. Concrètement, il ne s’agit donc pas d’une simple réduction, mais d’une modification de la manière dont la prestation est constituée et revalorisée les années suivantes.

Comment la numérisation doit-elle contribuer à la planification de la prévoyance vieillesse ?

L’information digitale sur la retraite devrait, en un seul endroit, fournir un aperçu aussi complet que possible des futurs revenus à la retraite. Actuellement, les données relatives à la retraite légale, professionnelle et privée sont souvent dispersées.

La commission recommande de développer le relevé digital de la retraite non seulement comme système d’information, mais aussi comme outil de planification. Ce système doit intégrer davantage de formes de prévoyance, y compris la retraite des fonctionnaires, les régimes professionnels ainsi que la pension capitalisée proposée.

L’utilisateur devra pouvoir obtenir notamment les informations suivantes :

  • prévision des prestations futures,
  • aperçu des différentes sources de revenus à la retraite,
  • informations sur la protection en cas d’incapacité de travail ou de décès,
  • présentation des paiements attendus au cours des prochaines années,
  • Indication d’une éventuelle lacune de retraite.

Le rapport recommande en outre de permettre la réalisation d’analyses statistiques anonymes sur la base des données du système. Actuellement, les évaluations sont établies pour une personne déterminée et ne sont pas archivées de manière à permettre une évaluation précise de la situation de la population totale.

Une meilleure information ne conduit pas automatiquement à une pension plus élevée. Elle peut cependant révéler à un stade précoce que la prestation légale ne suffit pas à couvrir les dépenses prévues. Ainsi, davantage de temps est disponible pour modifier le volume d’activité, compléter les périodes d’assurance manquantes ou épargner à titre complémentaire.

Actions envisageables dès à présent

La mesure la plus pertinente consiste à vérifier son propre historique d’assurance et à distinguer les dispositions en vigueur des recommandations politiques. Il n’est pas nécessaire d’attendre l’adoption de nouvelles lois pour organiser les données qui influenceront la future pension.

Les étapes concrètes suivantes sont recommandées :

  • vérifier le relevé de carrière et s’assurer que les périodes d’activité ne manquent pas,
  • contrôler les périodes d’éducation des enfants, de chômage, de maladie et de prise en charge de membres de la famille,
  • vérifier si, en cas de minijob, la part personnelle à l’assurance retraite est versée,
  • conserver les informations annuelles sur le salaire et les cotisations versées,
  • recenser les données disponibles dans l’état récapitulatif numérique des pensions,
  • estimer séparément les droits légaux, d’entreprise et privés,
  • ne pas présumer que 45 années de travail garantissent systématiquement une pension anticipée sans décote.

Quelle orientation pourrait prendre le système de retraite allemand ?

L’orientation définie par le rapport prévoit une durée d’activité plus longue, une obligation de cotisation élargie et un renforcement du rôle de la prévoyance par capitalisation. La commission propose également une meilleure protection pour les personnes qui, pour des raisons de santé ou de faibles revenus, ne peuvent ni travailler durablement ni acquérir des droits élevés.

Il n’est pas encore décidé quelles recommandations seront mises en œuvre. Un relèvement de l’âge de départ à la retraite, des modifications des minijobs ou l’introduction d’une contribution supplémentaire nécessitent des décisions politiques, des consultations ainsi que des dispositions législatives. Le processus peut s’étendre sur de nombreuses années.

À l’heure actuelle, la distinction entre deux niveaux est déterminante : dispositions en vigueur et orientations de réformes éventuelles. Les règles applicables à chaque moment doivent être examinées avant toute décision concernant un départ anticipé à la retraite, une renonciation à des cotisations ou une modification de la forme d’emploi.

Le rapport n’introduit ni nouveaux droits ni nouvelles obligations. Il ressort toutefois clairement que le système de retraite allemand sera probablement à l’avenir fondé sur une assiette plus large de cotisants, une durée d’activité plus longue et une combinaison de prestations légales et par capitalisation. Plus tôt l’historique d’assurance, la prévision de pension et les documents fiscaux pertinents sont consultés, plus aisée sera la préparation des décisions futures.

FAQ

Le rapport signifie-t-il qu’une nouvelle réglementation des retraites s’applique en Allemagne ?

Non. Le document contient des recommandations de la commission pour la période postérieure à 2031. Il ne modifie ni l’âge de la retraite, ni le montant des cotisations, ni les conditions d’ouverture des droits. Toute réforme nécessite une loi distincte ainsi qu’une décision parlementaire.

L’âge de départ à la retraite a-t-il déjà été relevé à 67,5 ans ?

Non. La commission ne propose qu’un mécanisme liant l’âge de la retraite à l’évolution de l’espérance de vie. Selon les prévisions actuelles, la limite pourrait passer de 67 à environ 67,5 ans entre 2031 et 2041.

La pension sans décote après 45 années de cotisation sera-t-elle supprimée ?

Pas actuellement. La commission recommande la suppression de cette règle, mais les dispositions en vigueur restent applicables. À l’avenir, une retraite anticipée resterait envisageable, mais impliquerait une réduction de la prestation.

L’âge minimal de prise de la retraite sera-t-il relevé de 63 à 64 ans ?

Telle est l’orientation de la proposition du rapport. La limite pour les assurés de longue durée doit être portée à 64 ans et s’ajuster ensuite avec l’âge légal de la retraite. Il ne s’agit toutefois pas encore d’une modification définitive.

Les salariés devront-ils à l’avenir verser une contribution supplémentaire de 2 % ?

Actuellement, non. La commission recommande l’introduction d’une retraite par capitalisation obligatoire, qui devrait être financée par une cotisation de 2 % du salaire. La moitié reviendrait aux salariés, l’autre moitié à l’employeur. L’année 2028 mentionnée dans le rapport constitue une proposition et non une échéance contraignante.

Les travailleurs indépendants seront-ils à l’avenir tenus d’adhérer à l’assurance retraite ?

La Commission recommande cette réglementation pour les nouvelles activités indépendantes. Les personnes débutant une activité indépendante après la date de référence fixée doivent être soumises à l’assurance obligatoire, sans possibilité de renonciation sans restriction. Pour les activités indépendantes déjà existantes, le rapport prévoit des dispositions plus souples.

Les prestations de retraite actuelles peuvent-elles être réduites ?

La Commission ne propose aucune réduction nominale des prestations en cours. En revanche, un ralentissement de l’augmentation des futures pensions est envisageable si le nombre de bénéficiaires progresse plus rapidement que celui des cotisants. Par ailleurs, le rapport prévoit des mesures visant à stabiliser le niveau des nouvelles pensions à partir de l’année 2031.

Quelles mesures sont prévues pour protéger les personnes percevant de faibles pensions ?

Le versement de cotisations doit permettre également aux bénéficiaires de l’aide sociale de percevoir un avantage concret. La Commission propose un abattement pour la prise en compte de la pension dans le calcul des revenus ainsi qu’une simplification de l’accès aux prestations d’assistance pour les personnes qui n’exercent actuellement pas leurs droits à prestations.

Existe-t-il déjà une nécessité d’agir pour les dispositifs existants de prévoyance vieillesse ?

Le rapport, à lui seul, ne justifie aucune action immédiate. Les décisions relatives à un départ anticipé à la retraite, la renonciation au paiement des cotisations ou un changement de forme d’emploi doivent être prises sur la base du droit en vigueur. Il est toutefois possible dès à présent de vérifier le parcours d’assurance, de compléter les périodes manquantes et de consulter une estimation des prestations futures.

Article de

Maciej Szewczyk

Maciej Szewczyk est consultant en informatique, responsable de l’innovation et traducteur assermenté allemand, spécialisé dans le droit fiscal polonais et allemand.

Il a acquis de l’expérience en tant que consultant dans des projets informatiques pour de nombreuses entreprises internationales. En 2017, il a fondé la start-up taxando GmbH, dans laquelle il a développé l’application fiscale innovante Taxando, qui facilite la déclaration d’impôts annuelle. Maciej Szewczyk combine une expertise technologique avec une connaissance approfondie des réglementations fiscales, ce qui fait de lui un expert dans son domaine.

Dans sa vie privée, il est un mari et un père comblé et vit avec sa famille à Berlin.

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